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Aurélien Brûlé À treize ans, Aurélien Brulé est
employé dans un zoo en France où il s'adonne à une observation minutieuse des primates. Il se prend d’affection pour les Gibbons à mains blanches, de petits singes arboricoles menacés d’extinction. Un jour, alors que la morosité le ronge, une femelle gibbon lui prend la main et la lui serre, comme pour le réconforter. Profondément ému par ce geste de tendresse, Aurélien lui promet qu'il se battra pour la protéger, elle et les siens. Une promesse qu’il tiendra en publiant « Le Gibbon à mains blanches » alors qu'il n'a que dix-sept ans, et qui surtout, nourrit son désir de s'envoler pour le pays des gibbons.
Vers la fin des années 1990, à 18 ans, Aurélien Brulé quitte la France et part à la rencontre des singes. En Thaïlande, il
les observe et les étudie. Les habitants l’accueillent généreusement et le surnomme Chanee, ce qui signifie « gibbon » en langue thaï. Malgré son jeune âge, Chanee rêve de construire un centre pour la réhabilitation et le sauvetage des singes gibbons. Ce rêve se concrétise finalement à Bornéo, en Indonésie, où,
en 1999, il crée l’Association Kalaweit.
À son arrivée en Indonésie, Chanee constate que la situation des gibbons est très précaire. Chassés pour leur viande ou capturés comme animal de compagnie, les primates voient chaque jour leur habitat disparaître à cause, entre autres, des plantations de palmiers à huile. Uniquement en Indonésie, plus de 6000 gibbons vivent en captivité chez des particuliers. Chanee décide d’intervenir et d’établir sur l’île d’Hampapak un premier camp de réhabilitation. Quelques années plus tard, un deuxième camp sera établi à Sumatra, sur l’île Marak.
Les gibbons sont des primates très vulnérables et très fragiles. Ils nécessitent un suivi et des soins très longs. Avant de pouvoir
retourner dans leurs habitats naturels, ils doivent réapprendre les comportements indispensables à leur survie. La réadaptation d’un singe gibbon peut prendre jusqu’à 7 ans.
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